|
| Céramiques d'habitat.
| Céramiques d'architecture.
| Céramiques dans ma ville, céramiques
dans ma vie.
Cycle d'expositions et d'animations du 13 avril
1998 au 5 janvier 1999.

« La ville et l'habitat
sont aujourd'hui l'objet d'enjeux plastiques, sociaux et économiques
déterminants. Larchitecture est l'une des expressions
les plus tangibles de l'évolution de notre société.
Elle en exprime clairement les valeurs et les espoirs.
« Miroir, les créateurs cultivent cet amour secret
du terroir, cette esthétique et cette poésie
qui découvrent ces faits menus et nombreux dont l'ensemble
forme l'habitat et la vie de chaque coin de terre.
« Au-delà des matériaux constructifs,
dont l'actualité date de plusieurs millénaires
et qui sont représentés ici par les matériaux
de couverture, quelle place peut prendre la céramique
dans l'architecture et l'habitat d'aujourd'hui, de demain
?
« Chez soi.
« Le meuble possède une vertu sociale et culturelle
indivisible. Le meuble est partout (j'en possède, tu
en possèdes, il en possède, nous en possédons
).
C'est un objet banal. Mais il est avant tout singulier : tout
le monde n'a pas, ne veut pas avoir les mêmes meubles.
« Ce chapitre de céramiques d'habitat sollicite
cinq créateurs et tente de nous montrer qu'à
l'intérieur de la famille céramique, certains
créateurs proposent une réponse pour la création
de mobilier céramique contemporain. Cette démarche,
au service de l'utilisateur (de la fesse qui s'y pose au passant
qui s'y accoude), apporte du sens au meuble de chez soi, que
l'on s'approprie avec ses proches.
« Au jardin.
« La place de la céramique au jardin est plus
facile à percevoir et bénéficie d'ailleurs
d'une longue tradition. Jarres et fontaines par exemples,
qui restent des éléments fondamentaux de l'art
des jardins celui-ci ne se limitant pas, comme on aurait
souvent tendance à le croire, à un arrangement
esthétique de plantes, mais étant, de par ses
origines religieuses, une mise en scène de l'univers
où séquilibrent luxuriance de la végétation
et ordonnancement symbolique.
« Dans la rue.
« Ainsi que nous le rappelle Pierre Rotival, terre,
céramique et émail ont leur mot à dire
dans l'architecture et l'urbanisme. C'est d'ailleurs là
un prolongement naturel de leur rôle dans la construction,
chez soi et au jardin. De proches cultures ont depuis longtemps
fortement incorporé la céramique à l'architecture
et l'urbanisme : il n'est que de citer les azulejos
portugais ou les zelliges dans l'art musulman. D'autres
emplois, moins évidents, plus contemporains, restent
à découvrir : le projet de cabine téléphonique
céramique en fournit un exemple.
« Le pont-levis.
« Nous avions l'idée d'une pièce monumentale,
emblématique de notre démarche : placer la céramique
dans un contexte architectural. La Maison de la Terre trouvait
là un moyen d'affirmer sa volonté de devenir
un lieu propice à l'expérimentation. En acceptant
notre invitation, Jean-Luc Mas s'est lancé dans un
travail titanesque. La réalisation du pont-levis s'est
étalée sur plusieurs semaines. L'exposition
se déclinant comme une ballade dans la céramique,
le visiteur est invité à y pénétrer
par la poésie, en retrouvant un regard d'enfant.
« À la croisée
des chemins.
« Nous avons demandé à Jean-Luc Guiral
et Jean-Michel Mathonière de "s'approprier"
l'exposition et de nous raconter leur ballade. Entre mots
« de gueules » selon l'expression de Rabelais
et érudition, représentation ou évocation,
ils nous livrent une vision où chacun est libre d'aller
et venir afin de dégager de cette exposition matière
à réflexion et évolution. » [
]
Extrait de l'avant-propos
de Sébastien Verne au catalogue de l'exposition.
Catalogue 36 pages en couleurs,
format 21 x 21 cm, nombreuses illustrations, tirage à
1000 exemplaires, disponible à l'accueil de la Maison
de la Terre. Prix public 12,20 euros. Contient trois textes :
« Céramique et architecture ou la nécessité
d'un corps à corps », par Jean-Luc Guiral ;
« Festina lente (marginalia & autres
fanfreluches antidotées) », par Jean-Michel
Mathonière ; « Substance et moyens :
de l'intuition à la forme », conversation
entre Jacques Kaufmann et Jean-Luc Guiral.

|